Saviez-vous qu’aucune société française ne figure parmi les 50 premières entreprises innovantes mondiales ?
La France dispose pourtant de plusieurs leaders mondiaux dans différents secteurs : l’aérospatial avec Ariane V, la pharmacie avec Sanofi-Aventis, le nucléaire avec Areva et l’environnement avec Véolia. Doit-on :
Etes-vous au courant de l’annonce faite par le Président de la République de la mise en place d’emprunt national destiné à financer les secteurs d’avenir ?
Doit-on prioritairement investir...
Dans quel domaine pensez-vous qu’il faille investir en priorité ?
Selon vous quelles sont les évolutions technologiques à ne pas manquer pour la France ?
Les infrastructures (TGV, routes, autoroutes…) sont-ils des investissements d’avenir ?
Les pôles d’excellence qui regroupent recherche universitaire, grands groupes et PME vous semblent-ils adaptés à la compétitivité de demain ?
Pour utiliser de manière optimale les fonds, il est essentiel d’élaborer une stratégie d’investissement claire. Doit-on :
Etes-vous d’accord pour créer un fond d’investissement alliant public et privé pour investir dans les start-up des secteurs choisis ?
A qui doit-on confier l’évaluation de cette opération ?
L’Etat est-il capable de financer des investissements lourds sans emprunts ?
Pour financer les secteurs stratégiques de demain, préféreriez-vous...?
Préfériez-vous que l’Etat emprunte auprès des Français ou sur les marchés financiers ?
Quel pourrait être le montant de cet emprunt ?
Accepteriez-vous que l’emprunt finance les déficits publics ?
Commentaire de Gallien | 13/10/2009
Commentaire de thiolon | 12/10/2009
Commentaire de Riché | 05/10/2009
Un des problèmes posé par le grand emprunt est qu'il va financer des investissements dont le retour est à long terme ; en attendant que ces investissements produisent de la valeur ajoutée les intérêts de cet emprunt vont venir augmenter les déficits publics déjà abyssaux qui seront financés par une nouvelle dette qui elle-même viendra augmenter les déficits futurs , etc..on est dans le cercle vicieux bien connu !
Il est donc nécessaire de tout faire pour réduire le coût à court terme de cet emprunt .
En reprenant une idée de M PINAY on pourrait concevoir un emprunt qui aurait un taux d'intérêt très faible ( par ex le taux d'inflation) assorti de l'avantage fiscal suivant : les sommes transmises par le biais de cet emprunt seraient exemptes de droits de succession ; le coût au dessus de l'inflation serait ainsi étalé dans le temps et ne pèserait sur les finances publiques que lorsque les investissements généreraient de la valeur ajoutée .
Sur le plan "politique" cela aurait l'avantage de pouvoir dire que l'on prend l'argent des riches puisqu'actuellement seules les successions supérieures à 150 000€ par héritier sont taxées .
Cette idée pourrait être appliquée également à d'autres "impôts" à payer dans le futur tels par ex que les droits de mutation sur les transactions immobilières ou tout autre idées du même genre qui pourraient être émises .
Veuillez agréer , Cher Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées .
Dominique Riché
Commentaire de Nicolas Beynet | 03/10/2009
Tous les jours vous empruntez pour payer les fonctionnaires, les trucs sociaux.... A voir la dette explosée, ce sera beau quan l'Etat ne pourra plus rembourser...
Quand à l'avenir, il ne se finance jamais par l'Etat.... Mais bon trop enfermé dans votre idéologie socialiste pour s'en rendre compte!!!!!!!!!!
Commentaire de Eric Duport | 29/09/2009
Exemple avec celle sur les infrastructure où je n'ai pas répondu. Je suis pour l'investissement dans le ferroutage et les plate-formes multimodales ... certainement pas pour les routes ou autoroutes. Vu les exemples que vous citiez dans la question, je serais enclin à répondre non aux infrastructures alors qu'elles sont primordiales.
Question mal posée donc ... de façon intentionnelle ?
Commentaire de RAULT Joël | 26/09/2009
la gestion c'est comme le vélo si t'avances pas tu tombes. (dommage!)
Commentaire de Pierre BRISSON | 25/09/2009
L’industrie spatiale est un de ces secteurs.
Pour y obtenir une accélération de notre activité et de notre créativité, il faut fixer un objectif ambitieux qui force à développer nos capacités (et celle de l’ESA) et les affirme par rapport à nos concurrents (Etats-Unis, Japon, Inde, Chine). Cet objectif ne peut-être de continuer simplement à exploiter commercialement nos capacité de lancement sur orbite basse terrestre (où nous excellons), ni d’exploiter scientifiquement la Station Spatiale Internationale (qui a coûté très cher mais qui une fois montée, ne sert plus à rien), ni d’aller sur la Lune où les Américains sont déjà allés il y a quarante ans et qui est un astre mort. Cet objectif doit être d’explorer la planète Mars par vols habités car Mars est la planète aujourd’hui accessible la plus semblable et la plus proche de la Terre. C’est donc la plus intéressante et la moins difficile à vivre en raison de son rythme circadien semblable au nôtre, de son atmosphère même si elle est ténue et de la présence d’eau. A noter qu’il ne faut quasiment pas plus d’énergie pour aller sur Mars que pour aller sur la Lune (absence de freinage dans le vide de l’espace, aérofreinage à proximité de Mars grâce à son atmosphère).
Sur la base d’estimations inexactes d’Aerospace Corp et d’une architecture de la NASA (DRA5) inutilement timide et lourde, l’étude demandée à la Commission Augustine par le Président Les Etats-Unis va probablement le conduire à décider un programme « mou » qui ne mènera nulle part (« Flexible path »).
La France peut prendre le leadership de l’exploration spatiale en lançant le défi aux Etats membres de l’ESA (et indirectement aux Etats-Unis) de débarquer sur Mars dans dix ans, prenant une initiative semblable à celle de Kennedy en 1960. L’objectif Mars est plus ambitieux que l’objectif Lune (durée du voyage et du séjour) mais nos technologies ont évolués et nous pouvons le faire (cf plan Mars Direct du Dr Robert Zubrin). Il faut accepter de miser à fond sur l’ISRU, en produisant sur Mars le méthane et l’oxygène nécessaires à la totalité du voyage de retour, réduisant ainsi considérablement la masse qu’il est nécessaire d’arracher à l’attraction terrestre. Il faut aussi accepter d’abandonner les études interminables sur la microgravité et se lancer dans la production de gravité artificielle par force centrifuge (couple de l’habitat relié au dernier étage du lanceur par un filin, mis en rotation).
Les Etats-Unis ne voudront pas se laisser distancer par l’Europe et se rallieront au projet en y apportant probablement leur capacité propre (lanceur lourd Ares V actuellement dans les cartons qui compléterait notre Ariane V adaptée au vols habités). Les retombées industrielles (sur Terre) provenant des différents secteurs de recherche ainsi stimulés (propulsion, robotiques, nanotechnologies, mécaniques de précisions, informatique, télémédecine, serriculture, traitement des déchets, protection contre les radiations, etc…) seraient probablement énormes (souvenons nous des progrès générés aux Etats-Unis par la réalisation du programme Apollo.
Le projet a été chiffré. Il coûterait probablement une soixantaine de milliards de dollars sur 10 ans. Ce n’est pas hors des possibilités de la France, des pays de l’ESA et des Etats-Unis travaillant ensemble et ce serait une magnifique collaboration internationale.
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